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Rédaction d'une chronique dans le bulletin saisonnier l'Équité de l'AISQ - 2019


Article dans le journal le Nouvelliste lors du passage de Marie Lee au 28e Rendez-Vous de l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et trouble du spectre de l'autisme de Trois-Rivières - 2022
Marie Lee la co - porte - parole de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle (région de la Capitale Nationale)
Thème: ''Donnons la voix''
Année 2019

Bonjour.
Je m’appelle Marie Lee Houde, j’ai une déficience intellectuelle légère et j’ai 27 ans. Mon vécu, mes expériences personnelles et professionnelles m’ont beaucoup appris sur moi-même et la vie en société. Je n’ai qu’un seul poumon et une légère surdité. Victime d’exclusion, de stigmatisation et d’environnement pas ou peu adaptés à ma condition, je me suis frappé à plusieurs murs. Ces barrières ont renforcé ma détermination à m’impliquer pour la cause et promouvoir l’intégration sociale et professionnelle des gens ayant une déficience intellectuelle.
Mes parents ont toujours été derrière moi pour m’écouter, me donner des conseils et me pousser à me dépasser; comme le ferait n’importe parent avec leur enfant. J’ai beaucoup de chance! Vous savez : Nous ne sommes pas différents, nous les D.I... Nous avons les mêmes besoins que tout le monde. Nous sommes pareils vous et moi. On veut être aimé, on veut aimer et se réaliser dans notre belle société et en faire partie!
Mais ce qui fait que je suis là, aujourd’hui, devant vous, c’est entre autres, l’expérience professionnelle que je partage avec un employeur inclusif et mon implication sociale depuis quelques années. Je vis la D.I. tous les jours de ma vie! Je n’avais pas vécu auparavant l’expérience d’une réelle inclusion en milieu de travail. Cela m’a amené à Comprendre et Vivre l’inclusion. Je comprends mieux ce qu’est l’inclusion professionnelle et je peux former et je forme des gens avec D.I. ou en situation d’handicap dans mon milieu de travail en me servant de mon expérience personnelle et professionnelle. Mon employeur a cru en moi et me fait participer à mon tour, à l’inclusion dans son entreprise et je vois les Multiples Facettes de cette réalité. Non seulement de mon point de vue, mais de celui de la famille, des éducateurs spécialisés, des subventions, de l’environnement et de l’employeur. Ce n’est plus moi face au monde, mais moi en harmonie avec lui!
Je donne des conférences sur la sensibilisation aux quatre coins du Québec maintenant depuis trois ans, sans compter des interventions radio et télévisuel.
L’inclusion et l’intégration est un projet de SOCIÉTÉ! Chaque petit geste est une brique que l’on apporte à cet édifice. Mais comme dans la réalisation d’une véritable maison, d’un foyer, cela demande plusieurs corps de métier. J’ai compris qu’il n’appartient pas seulement à l’employeur ou au gouvernement de faire changer les choses, la réalité que je vie, que nous sommes plusieurs à vivre! Il appartient à tous de faire preuve d’ouverture d’esprit, d’y croire et faire des actions. Je crois en la sensibilisation, aux bonnes intentions mais en pleine pénurie de main d’œuvre, il est grand temps de passer à l’action et de donner, de rendre, la dignité à des centaines de milliers de canadiens en leur offrant la place qui leur faut, en ouvrant les bras, nos cœurs et nos entreprises. Il est grand temps que nous participions tous à cette économie sociale et ce projet élevé de société : L’inclusion sociale et professionnelle…
Je veux rappeler à la société que nous sommes tous unique et avons tous des limitations. J’ai peut-être qu’une 5e année du primaire de scolarisation, mais je fais la petite comptabilité du magasin, de la caisse, des suivis informatiques, des conférences, je conduis mon auto, j’ai mon appartement, je partage ma vie avec un homme formidable et plus encore. Il a suffi que je crois en moi, qu’on croit en moi… mais surtout qu’on me donne ma chance DE ME RÉALISER. Les intentions, les mots c’est bien… mais un travail paye les factures, nous aides à prendre conscience de qui nous sommes, de la place que nous occupons et ce dont nous sommes capables d’accomplir pour tous et notre société.
Mon message est : Construisons ENSEMBLE la société que nous voulons aujourd’hui! Cela n’est pas que l’affaire des autres, c’est celle de tout le monde. Agissons maintenant et dépassons les paroles et participons à rendre aux gens ayant une déficience intellectuelle une place, notre place! La même que la vôtre!
Je m’appelle Marie Lee Houde, j’ai 27 ans et j’ai pris ma place! Bonne soirée!
Thème: ''Prends ta place!''
Année 2020

Bonjour.
Vous savez, prendre sa place c’est possible. Mais est-ce que l’environnement est propice aux personnes handicapées? Je m’appelle Marie Lee Houde, j’ai une déficience intellectuelle légère et j’ai 27 ans. Mon vécu, mes expériences personnelles et professionnelles m’ont beaucoup appris sur moi-même et la vie en société. Je n’ai qu’un seul poumon et une légère surdité. Victime d’exclusion, de stigmatisation et d’environnement pas ou peu adaptés à ma condition, je me suis frappé à plusieurs murs. Ces barrières ont renforcé ma détermination à m’impliquer pour la cause et promouvoir l’intégration sociale et professionnelle des gens ayant une déficience intellectuelle.
J’ai vécu une dépression à l’âge de 10 ans. J’ai vécu beaucoup d’échecs et de rejets lorsque j’étais dans les classes au régulier. Ces obstacles se sont poursuivis lorsque j’ai été en adaptation scolaire pour les 6 années suivantes.
À l’âge de 16 ans, j’ai pris la décision de poursuivre mon chemin vers le marché de l’emploi à la recherche de l’employeur qui allait m’accepter tel que je suis et me laisser prendre ma place dans son entreprise.
Mon attitude à l'égard de la vie et de mes actes aident à déterminer ce qui m'arrive et ou je suis présentement dans ma vie. J'en suis consciente. Ma mère m'a appris la force que j'avais en moi. C'est pourquoi, aujourd’hui, je conduis ma voiture et je travaille si fort dans tout ce que je fais. Car, ma mère, est un exemple de combativité et d'attitude positive pour moi et ma famille.
Lors d'un meeting de motivation, qui a lieu chaque jour avant le travail, mon employeur nous a parlé d’une autre grande femme, Rosa Parks, parce que derrière chacune de ses histoires matinales, il a une morale. Il nous parlait de rêve et surtout de prendre sa place dans la société. Encore faut-il, que la place qui nous revienne, cette place libre auquel nous avons tous droit, le soit réellement.
Cela m'a inspiré mon texte d'aujourd'hui. Alors, laissez-moi, vous lire une citation de Rosa Parks:
« Je voyais passer l'autobus chaque jour. Mais pour moi, c’était comme ça. Nous n’avions d’autre choix que d’accepter ce qui était notre quotidien, un très difficile quotidien et laisser ma place. Le bus fut un des premiers éléments par lesquels je réalisais qu’il y avait un monde pour les Noirs et un monde pour les Blancs. »
Je crois sincèrement que même si la société a beaucoup changée, les années passées et les autobus circulés... il reste beaucoup à faire en matière d'inclusion et de droit pour les personnes vivant avec une DI.
Lorsque je lis une offre d'emploi, en 2020, qui demande un secondaire 5, alors que je n'ai qu'une 5e année pour mettre des cannes sur une étagère...
Je comprends que je dois céder ma place, à quelqu'un d'autre...
J'ai compris concrètement la différence, il y a 4 ans, en rencontrant un employeur inclusif. Le prix du billet dans son autobus... était de la DÉTERMINATION et une ATTITUDE POSITIVE.
Imaginez… j’avais obtenu cet emploi alors que je lui avais dit en entrevue: ‘’Salut, je m’appelle Marie Lee, j’ai une DI, je ne sais pas faire de caisses, je ne suis pas capable de compter de l’argents, je ne sais pas faire de services à la clientèle… bref, je sais absolument rien faire, mais je veux travailler pour vous…’’ une mauvaise entrevue quoi!
Tous les passagers, nous dit le chauffeur-directeur, ont un travail non pas parce qu'il pratique la charité... mais qu'il fait acte de justice. C'est un droit de travailler! C'est un droit qu'il nous donne en échange de notre volonté de nous dépasser chaque jour! Alors à ce prix, je prends ma place dans notre belle société!
Joignez-vous à moi, aujourd'hui, pour l'inclusion sociale et professionnelle pour les personnes vivant avec une déficience intellectuelle.
𝐌𝐨𝐢, 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐋𝐞𝐞 𝐇𝐨𝐮𝐝𝐞, 𝟐𝟕 𝐚𝐧𝐬, 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧𝐞 𝐃𝐈, 𝐣𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐬 𝐦𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 !
Merci !»
Allocution au 15e anniversaire la science au service des pratiques de l'Institut universitaire de la déficience intellectuelle et spectre de l'autisme CIUSSS MCQ - 2023

15e anniversaire de l’IU-DI-TSA
Il y a 15 ans…
C’était en 2008… J’avais 16 ans...
C’était une grosse année. Ouf! Une TRÈS grosse année. C’était ma dernière année a ‘’essayer’’ de terminé l’école… Je commençais ma 6e année à l’école des adultes à Sherbrooke… On m’avait dit que cela prendrait 6 à 7 ans pour d’avoir compléter mon primaire. L’équipe professionnel avait suggéré à mes parents de me retirer de l’école car c’était un milieu qui n’était pas sécuritaire pour moi. Du rejet, j’en ai vécu beaucoup durant mes années scolaires…
Quelques mois plus tard je décrochais complètement du milieu scolaire. C’était en avril 2009. J’ai arrêté puisque rien aller m’amener quelque part, même pas un métier.
Le résultat : Une 5e année primaire maximum. Une grande décision pour mon avenir professionnel et bien plus. J’avais encore 16 ans… L’école ne voulait plus de moi. Les employeurs non plus.
Ma GRANDE question était: Quel sera mon AVENIR professionnel et même personnelle? Moi qui ai toujours été consciente de la déficience intellectuelle légère, dont je vis avec cette limitation quotidiennement.
15 ans ont passés…
15 ans d’embûches sans arrêt à l’emploi… dont mes 3 ans à la Rôtisserie St-Hubert, entre autres.
Vivre le rejet de mes collègues de travail tout les jours… l’isolement, ma malentendance où je vivais des difficultés de communications, bien comprendre la structure de mon embauche était difficile. Tout cela était des embûches pour bien réussir mon intégration. Je manquais d’accompagnement, d’intervention pour bien comprendre le fonctionnement du poinçon. J’ai réussi à être autonome au poinçon au bout de 2 semaines, aidé d’une personne dans mon milieu de travail. Un exemple d’embûche.
Dans le milieu de travail, je n’étais jamais assez ‘’productive’’. Cela me décourageait.
Et sans scolarité, comment peut-on gagner sa vie? …
Ma personnalité, mon attitude positive, l’employée que j’avais réussi à devenir à travers les années, m’a amené à découvrir un employeur merveilleux qui m’a ouvert la porte de son commerce. Cela à changé ma vie et ma perception face à l’handicap …
Cet employeur m’a amené à développer pleins de compétences, d’expériences, d’apprentissages. Il m’a fait comprendre que ce n’est pas parce qu’on a un handicap, que l’on ne peut rien faire. Essayons et on verra! J’ai passé l’entrevue en disant ‘’Salut, je m’appelle Marie Lee Houde. Je vis avec une déficience intellectuelle légère. Je ne sais absolument rien faire, mais je veux travailler pour vous!’’ Mon attitude, passer l’entrevue seule, mon potentiel caché, conduire ma voiture était les raisons pour lesquels il m’a embauché. Au bout de 5 ans de services, j’ai réussi à faire la caisse, faire la petite comptabilité du magasin, répondre au téléphone, faire le service à la clientèle, faire le ‘’facing’’, faire le marchandisage. J’avais mon salaire régulier (sans subvention salariale). J’ai compris que malgré que je vis avec une déficience intellectuelle légère, c’est possible d’avoir un emploi comme tout le monde. Il s’agit de connaître nos forces, nos compétences et être au bon endroit. Arriver à avoir le salaire minimum est une grande réussite car c’est possible qu’une personne comme moi qui vis avec une déficience intellectuelle peut arriver à gagner sa vie et vivre en appartement.
Par contre, malgré toutes ces réussites, mon vrai ‘’projet de vie’’ n’est pas encore gagné…
15 ans plus tard, nous voilà en 2023.
Mon cheminement, mes implications en déficience intellectuelle avec plusieurs universités au Québec : U Laval, UQÀR, UQÀM, UQO, UQTR, UdeS, McGill, avec aussi le Cégep St-Foy et le Cégep du Vieux- Montréal et aussi avec quelques organismes communautaires impliqués en déficience intellectuelle m’ont amené à m’impliquer de plus en plus. Depuis 2021, je collabore avec l’Institut universitaire en DI-TSA à plusieurs projets de recherches. Une grande fierté pour moi.
Mon rôle, ma place à l’Institut universitaire me permet d’être une personne encore plus à part entière, très engagé, avec des idées innovatrices. Depuis le début, je fais de la vulgarisation de documents avec différents chercheurs de l’équipe à l’Institut afin de rendre plus simple l’informations pour des personnes en situation d’handicap. J’ai donné une conférence au 28e Rendez-Vous "Par et pour les personnes DI-TSA." en novembre 2022. J’ai eu l’honneur d’assisté au CA en mars 2023 afin de faire un retour sur le 28e Rendez-Vous. J’ai fait 2 conférences accompagné d’un chercheur de l’équipe de l’Institut et ma mère Charlotte Rancourt au Parrainage Civique de Drummondville et Victoriaville au début de l’année 2023. J’ai participé également à un groupe de discussion pour simplifier la littératie. J’ai aussi participé à une réflexion sur la participation en recherche des personnes en situation d’handicap. Je fais aussi également du soutien à la recherche.
La place des personnes vivant avec une déficience intellectuelle comme moi, est grandement importante pour l’Institut universitaire. Vous avez besoin de nous pour comprendre la réalité de notre vie sociale et socioprofessionnel à travers la recherche… et nous avons besoin de vous pour nous aider à vivre dans une société plus juste et équitable et pour apporter des changements concrets. Les capacités des personnes, l’expériences et les compétences de chacun… tout cela reconnu à sa juste valeur avec une rémunération régulière. C’es l’objectif! Le but de la recherche participative des personnes comme moi est d’arriver à voir des changements dans notre vie quotidienne.
Un chercheur de l’Université du Québec à Rimouski avec qui je collabore beaucoup explique cette ‘’valeur’’ dans mes implications :
‘’La contribution de Marie Lee est exceptionnelle d'engagement pour faire connaître les conditions de personnes ayant une déficience intellectuelle légère, un domaine méconnu sur le plan de la recherche, dans le domaine social, universitaire et politique, et qui a un impact sur nombre d'enfants, de jeunes et de personnes vivant avec une situation de handicap, ainsi que leur entourage. Par ex. familles, professionnels, des politiques et sur le plan scientifique.’’
‘’Marie Lee a participé à plusieurs conférences ayant marqué le réseau universitaire (conférencière invitée dans des colloques et dans des cours), des écoles, des associations, de parents et de personnes vivant des situations de handicap et des politiques (sur le besoin d'orientation et de maintien en emploi des personnes vivant des situations de handicap)’’.
MON AVENIR PROFESSIONNEL
C’est simple : Tout comme vous, Je veux bien gagner ma vie. Financièrement. Professionnellement. Personnellement.
Mon rêve personnel : Acheter une propriété avec mon amoureux. Un projet de vie tout à fait ‘’normal’’ dans ma vie personnelle, à 31 ans maintenant.
Mon rêve professionnel : Travailler dans votre organisation pour vous et avec vous à temps plein avec un salaire selon mes compétences en 2024. Je rêve d’avoir enfin une rémunération ainsi que de bonnes conditions de travail comme tout le monde, reconnue à mon plein potentiel et à ma juste valeur. L’équipe de l’Institut universitaire, les Cégeps, les universités, les CIUSSS SAVENT que je peux aider à faire avancer beaucoup de dossiers dans la recherche, dans la formation des nouveaux intervenants et bien plus pour ainsi faire avancer cette cause pour les personnes vivants avec une déficience intellectuelle et ainsi apporter des changements dans notre société. Moi, Marie Lee Houde est un MODÈLE de réussite en déficience intellectuelle légère, d’autonomie, d’autodétermination, de résilience en tant que personne ayant une déficience intellectuelle légère dans TOUTES les sphères de sa vie. Je conduis mon auto Québec- Montréal et partout ailleurs. J’ai un emploi régulier. J’ai réussi à faire reconnaître mon salaire selon mes compétences, au-dessus du salaire minimum. J’ai un amoureux sans handicap. J’ai mon autonomie financière à 100%. Je voyage en avion, en train, en métro… au Québec et à l’International.
Mon rêve financier: Avoir un bon salaire, être reconnue officiellement conseillère en déficience intellectuelle en ayant de bonnes conditions de travail qui me permettrait de bien gagner ma vie. Je rêve d’avoir cette stabilité d’emploi et financière. Je ne veux plus vivre de soucis financiers. Je rêve de ne plus vivre dans l’incertitude d’emploi où cela demande une scolarité que je n’aurai jamais…
Pourquoi avoir un diplôme de sec. V pour un simple emploi à placer des cannes dans une épicerie? J’aurai toujours une 5e année primaire… J’aurai toujours une déficience intellectuelle légère…
Pourquoi puis-je pas être salarié moi aussi? Je sais que je ferais du bon travail. Je suis reconnue à travers différents réseaux universitaires, organismes communautaires. On m’appelle puisque les professeurs, les chercheurs, les intervenants ont besoins de moi.
Mes diverses conférences au Ministère de l’Environnement en santé mental de Montréal, Québec et Ottawa ne me permettent pas d’être embauché simplement car je n’ai pas de diplôme universitaire.
Je suis heurté à ma scolarité alors que je pourrais apporter des changements de pratiques pour le marché du travail. Je suis heurté par la déficience intellectuelle légère par une perception vis à vis les employeurs…
Je me pose tellement de questions. Je songe a laisser ma place comme partenaire où l’on me demande mon opinion, mes expériences de vécus puisque je n’arriverai pas à gagner bien ma vie en recevant des compensations financières, malgré que c’est une belle reconnaissance pour mon implication.
Avec le temps, je réalise que je comprends beaucoup de choses dans mon domaine.
Nous sommes en 2023… J’ai 31 ans. Je vis encore de grosses années difficiles au travail. Ça n’a pas changé depuis 15 ans… Je me sens fatiguée de toujours, toujours lutter, craindre pour faire ma place en emploi, pour gagner ma vie.
Ma prochaine étape est d’arriver travailler avec vous, en collaboration, pour qu’ensemble nous aidons les familles, les employeurs, les organisations, les enseignants. Je rêve de continuer d’invertir tout mon temps, mon énergie avec vous en tous en étant embauché, à temps plein.
Je rêve de plus porter la ‘’béquille’’ d’une rente d’invalidité, cette sécurité financière dont je suis prestataire depuis quelques années, qui m’empêche d’avancer. Elle m’empêche d’atteindre un emploi solide et ainsi m’empêche d’atteindre mon rêve d’acheter ma propriété ET de travailler avec vous…
Aujourd’hui, je suis capable d’accomplir pleins de choses. De comprendre pleins de choses. J’écris sans fautes. Je connais très bien le milieu de la restauration et celui du commerce au détail.
Je passe mes journées à l’ordinateur sur des projets en déficience intellectuelle. Je rencontre beaucoup de gens pour parler de déficience intellectuelle. Je travaille pour aider des personnes vivants avec une déficience intellectuelle. J’aide des chercheurs universitaires. Je fais des conférences et j’ai de la facilité à parler devant un public…
Je suis rendu là…
MERCI à vous tous de m’avoir laissé vous raconter mon cheminement professionnel.
Marie Lee Houde